L’atelier de Ramírez a maintenu depuis sa création jusqu’â nos jours les normes basiques du fonctionnement des ateliers artisanaux traditionnels. Bien évidement, IL y a eu un procès d’adaptation dû aux exigences du temps moderne.
Il n’y a plus d’examinateur ni d’inspecteur qui dépend directement de la corporation des luthiers -auquel appartenait aussi l’artisan de la guitare- et qui examine officier et apprenti, et surtout supervise la qualité des instruments construits dans les autres ateliers par les autres maîtres.
Actuellement, la plus grande autorité est celle du maître, qui dirige et contrôle le travail réalisé par ses propres apprentis et officiers. L’apprenti qui a l’ambition de devenir officier doit présenter au maître une guitare construite totalement de ses propres mains, et l’impeccabilité de son travail lui permettra de se voir octroyer l’accès a la catégorie d’Officier. Si bien, jusqu’au milieu du XIXeme siècle, le degré ou appellation de Maître s’obtenait moyennant la présentation d’un chef d’œuvre devant le tribunal compétent de la corporation des luthiers, elle s’obtient des nos jours par la reconnaissance publique de l’œuvre, son œuvre sera entièrement de sa propre création, aussi bien idée que dessin, et non de son maître ce qui implique que dit officier se mettra d’abord sur son propre compte.
C’est dans ce sens là que les ateliers artisanaux traditionnels fonctionnaient tout d’ailleurs comme Les Ecoles D’art de la Renaissance. Il n’est pas difficile de se rappeler que beaucoup de tableaux sortant de ces ateliers étaient signés par le Maestro, bien qu’il n’ait donné un léger coup de pinceau ou simplement proposé un thème ou une idée ; Cependant la technique du maître et son enseignement avait été appliqué, et si cette œuvre avait été signé par lui, cella voulait dire qu’elle était digne d’exhiber sa signature comme caché de qualité et approbation.
De cette même façon, le maître d’un atelier de guitare se charge de réaliser ses œuvres, il contrôle le procès de construction et signe les guitares qui ont obtenu son approbation. Et c’est ainsi que l’atelier de Ramírez fonctionne et ce depuis que ce jeune José Ramírez commença à faire son chemin comme apprenti en 1870 dans l’atelier de Francisco González.